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Documentation version 3

Course de brouettes

Rappel : Cette page a été rédigée par des joueurs du Territoire de Kiponie. En conséquence, il est possible que certaines informations soit erronées ou non mises à jour. Si vous remarquez une erreur ou un oubli, n'hésitez pas à modifier la partie correspondante.

1. Comment se déroule pratiquement une course de brouettes ?

Dernière édition : Pluvea an 188 AUC
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- Commençons par préciser une chose essentielle : après s'être inscrit à la F.S.B. (Fédération Sportive des Brouettistes), le brouettiste n'a plus rien à faire... mais vraiment plus rien à faire !... sinon attendre les résultats et courir sur la piste du brouettodrôme pour que les spectateurs profitent du spectacle !
(Certains prétendent même - ce sont de vilaines langues - que les courses de brouettes sont réservées aux balèzes sans cervelle. C'est évidemment faux ! Elles sont accessibles à tous les kiponais qui sont loin d'être des balèzes sans cervelle !)

- Il faut impérativement être présent dans la ville le jour et à l'heure où se déroule la distribution des dossards pour la course (vous n'imaginez tout de même pas que l'on puisse retirer son dossard pour une course de brouettes par correspondance !... Soyons sérieux tout de même !)

- L'inscription est gratuite et les brouettes de course sont fournies par l'organisateur (c'est-à-dire le juge-arbitre qui est également mécanicien responsable du bon équilibre de la brouette), à moins que le brouettiste soit doué en travaux manuels et ait fabriqué la sienne avec ce qu'il aura pu trouver.

- Avant la course proprement dite, le juge-arbitre distribue les dossards aux participants inscrits. Seuls ceux qui détiendront un dossard pourront prendre le départ de la course.

- Grâce à la probité du juge-arbitre, et au talent du commentateur, le public pourra vivre la course, comme toute compétition normale, étape après étape, jusqu'au sprint final !
Le juge-arbitre commente la course en direct sur la Place Publique de la cité où se déroule la course. Les cardiaques et autres malades du cœur peuvent sans problème devenir brouettistes (le risque d'un accident vasculaire est relativement faible) mais il leur est fortement déconseillé de suivre en direct une course de brouettes. Le suspens atteint souvent son paroxysme et la tension artérielle du spectateur est soumise à une pression insoutenable.

2. Comment s'établit la valeur des brouettistes ?

Dernière édition : Pluvea an 188 AUC
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- Nous ne pouvons malheureusement pas divulguer la formule secrète permettant de calculer objectivement la valeur des brouettistes. Cependant il n'y a aucune indiscrétion à révéler que la force, le charisme, la logique et l'intelligence influencent positivement le résultat tandis que la dépendance altère négativement les aptitudes des pilotes (Si tu conduis, même une brouette, ne bois pas ! dit un dicton kiponais bien connu).

- Les inscriptions (gratuites) sont clôturées quelques heures avant le départ de la course pour permettre au juge-arbitre de consulter les tablettes instantéliciennes (garantie supplémentaire d'impartialité dans les calculs objectifs qui déterminent les nombreux changements de position et l'ordre d'arrivée des concurrents). Une fois l'enregistrement des tablettes réalisé, le commentateur prend le relais dès le départ donné.

TRES IMPORTANT : De façon tout à fait arbitraire, le juge-arbitre est contraint, à un moment précis de la journée (annoncé avec +/- de précision), de prendre en compte la participation des brouettistes (dans la ville concernée). Le membre de la F.S.B. qui N'est PAS présent à cet instant NE participera PAS à la course.
On a constaté que le Juge-Arbitre exigeait la plupart du temps que les candidats à la course soient présents dans la ville de 12h30 à 14h30 heures. Cette information est annoncée publiquement sur la Place Publique de la cité où se déroule la course!

3. Petit glossaire de base

Dernière édition : Helia an 78 AUC
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Brouette ordinaire : petit tombereau à une roue et deux brancards que l'on pousse généralement devant soi.
Brouette de course : brouette ordinaire profilée spécialement pour la course.
Brouetteur : conducteur d'une brouette ordinaire.
Brouettiste : pilote kiponais d'une brouette de course.
Brouettodrome : ovale de vitesse (en réalité deux lignes droites reliées par deux virages) en terre battue spécialement licorneçu pour les courses de brouettes (Gaalen - et à présent les autres villes également - propose provisoirement un circuit urbain aménagé pour la circonstance et parfaitement sécurisé !)
Ligne de départ : ligne de départ.
Premier virage : relie la ligne droite de départ à la seconde ligne droite.
Ligne droite : nom donné habituellement à la seconde ligne droite (appelée aussi longue ligne droite).
Deuxième virage : nom donné habituellement au second virage.
Sprint final : le sprint final a lieu à la fin du tour unique dans la portion de ligne droite qui précède la ligne d'arrivée.
Ligne d'arrivée : ligne de départ devenue ligne d'arrivée à la fin de la course.
Juge-arbitre : c'est la personne de confiance qui détient la combinaison (tenue secrète mais confiée néanmoins à un sage afin de garantir scrupuleusement la régularité de l'épreuve) du savant calcul établissant la valeur des brouettistes. Le juge-arbitre est également chargé de prendre les inscriptions, de commenter la course en direct sur le forum, de vendre les chocolats glacés et de balayer le brouettodrome à la fin de l'épreuve.
Tournikette de Kiponie : La tournikette N'est PAS un tour comme les autres (je fais allusion à un méchant événement qui se serait déroulé quelque part avec plein de dopages à la clef !)... Il s'agit ici d'une épreuve... ou plutôt de SIX EPREUVES SIMULTANEES! qui se déroulent dans toutes les villes de Kiponie. La tournikette concerne donc tous les brouettistes du pays qui tournikent en même temps... quelle que soit la ville où ils se trouvent!... Formidable, non?
Les trois brouettistes les mieux classés de chaque course sont invités à participer trois jours plus tard (= trois mois kiponais) à l'épreuve de départage : la grande finale de la tournikette !... qui a lieu à Kipie, capitale de notre beau pays.

4. Les origines de la brouette d'après Pipistrelle

Dernière édition : Galla an 174 AUC
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En l'an 80, un de nos illustres kiponais, Pipistrelle, a rédigé un essai sur les origines de la brouette. Edité dans la presse, son article a été récompensé par le Prix Media 80. Nous vous le livrons ici, pour les amateurs d'un de nos plus beaux sports locaux qui souhaitent parfaire leurs connaissances en la matière.


"Faisant autorité dans le domaine de la brouette et fort d’une documentation scientifique rassemblée dans les bibliothèques de nos cités, j’ai entrepris une étude sur les origines de cette machine qui symbolise aujourd’hui la vitalité et la joie de vivre du peuple de Kiponie.

En fait, la brouette est une pure invention Kiponienne. Son origine remonte au lointain passé des premiers colons qui, à peine débarqués sur notre île, cherchèrent un outil pratique pour faciliter le transport des matériaux divers. La ville de Kipie n’était à cette époque qu’une fangeuse bourgade dans laquelle chacun s’efforçait tant bien que mal d’édifier les premiers bâtiments qui feront beaucoup plus tard la gloire de la capitale du Territoire.

Un certain Fred (que l’on appellera plus tard Fred Premier… puis plus simplement Fred01), imagina le principe élémentaire de la brouette : une plateforme pour entreposer les matériaux à transporter et une paire de brancards pour faciliter la prise en main de l’engin. Le lecteur sagace aura déjà compris qu’un élément essentiel manquait à l’ensemble pour assurer sa fonctionnalité : une roue !

Effectivement la première brouette ne possédait pas de roue. Elle reposait sur trois pieds de bois et n’était pas poussée comme la brouette d’aujourd’hui mais simplement tirée derrière le conducteur. Un exemplaire unique, retrouvé lors des fondations de la maison communale de Kipie, atteste de son aspect rudimentaire. Ce vestige de l’outillage est conservé au musée de la capitale.

On s’aperçut rapidement que cette brouette présentait un défaut majeur : elle creusait un sillon plus ou moins profond derrière elle. Les rues et les trottoirs de Kipie ressemblèrent bientôt à des champs de labour. C’est cela sans doute qui donna à un Kiponais célèbre, Fred 03 (petit fils du précédent), l’idée d’utiliser cette première brouette pour labourer son champ de chanvre. Il débaptisa son outil et lui donna un nouveau nom : « charrue » (qui est donc aussi une invention dont notre pays revendique à juste titre la paternité).

Quelques temps plus tard, Fred 06 (arrière petit fils de Fred 03) reprit à zéro la conception de la brouette et il fut le premier à l’affubler d’une roue… carrée ! Dites-vous bien qu’avec les moyens rudimentaires dont disposaient nos ancêtres, il était difficile avec un marteau et une scie de découper des cercles. C’est pourquoi les premières roues kiponiennes étaient carrées. Vous aurez bien sûr compris tout l’avantage que l’on pouvait tirer d’une roue carrée : non seulement la roue carrée ne s’emballe pas dans les descentes, mais elle permet de s’arrêter dans les montées pour se reposer (pousser une brouette à roue carrée n’est pas une sinécure !) sans craindre de voir la brouette entamer une marche arrière inconsidérée.

Mais quelqu’un de plus imaginatif encore, décida de remettre en question l’invention de Fred06 : son arrière arrière arrière arrière arrière petit fils. C’est effectivement Fred le Douzième qui conçut le premier (quelle audace !) une roue ronde. Au début les gens se gaussèrent de lui et de sa brouette farfelue. Mais lors d’une course de brouettes (la course de brouettes est une tradition qui remonte très loin dans notre passé), Fred12 remporta une victoire étonnante sur le brouettodrome de Kipie. Il réussit la performance lors d’une course d’UN tour… de doubler tous ses adversaires. Encore aujourd’hui son exploit reste inexpliqué.

Bientôt, tous les Kiponais et Kiponaises adoptèrent la brouette à roue ronde et un certain Fred14 (vous aurez compris qu’il s’agit du petit fils de Fred12), eut même l’idée d’adapter la roue ronde à la charrette (à cette époque les chevaux tractaient des charrettes aux roues carrées et il fallait crever QUATRE chevaux pour rallier Kipie à Pyrrit). Vous n’aurez aucune peine à concevoir l’énorme progrès que l’on fit dans la consommation chevaline.

Aujourd’hui on utilise la brouette pour faire ses courses, pour aller au temple, pour promener bébé ou grand-mère. Ceci semble tout naturel à chacun. On a oublié que le confort moderne dont nous bénéficions dans nos tâches quotidiennes est le fruit de réflexions, de recherches, de trouvailles qui sont le fait des grands inventeurs. On n’imagine pas tout ce qu’il a fallu de sagacité à nos ancêtres pour mettre au point la brouette, cette fantastique compagne du citoyen de Kiponie. "

Par Pipistrelle