Prairial an 433 AUC (convertir une date)

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Documentation version 3

Présentation de Bibitricotin

Rappel : Cette page a été rédigée par des joueurs du Territoire de Kiponie. En conséquence, il est possible que certaines informations soit erronées ou non mises à jour. Si vous remarquez une erreur ou un oubli, n'hésitez pas à modifier la partie correspondante.

1. Généralités

Dernière édition : Vertumna an 234 AUC
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La jeune bibitricotin à l'époque de son naufrage



Bibitricotin à la fleur de l'âge


Bibitricotin révèle ses dons à la Mine de Caledonyth


Le vrai visage de Bibitricotin révélé à la Mine de Caledonyth


Métamorphose à la suite de l'ingurgitation d'une drôle de boisson un soir à la Taverne


Bibitricotin retrouve visage humain, le chagrin suite à la perte de son Qwertzounet a eu raison de sa chevelure brune


Kiponaise depuis Prairial de l'an 19 et amoureuse des grands espaces, bibitricotin s'est installée sur une petite colline, au sud du Cinabr, surplombant la ville de Gypsis pour avoir vue sur la mer. Elle est accueillie par le Maire de l'époque, le Sieur Effray. Son attitude parternaliste à l'encontre de Bibitricotin, et le goût de la jeune Gypsote pour l'écriture, vaudra à celle-ci d'être invitée au sein de l'Association des Journalistes (A.J.), cercle composé des meilleurs écrivains que compte le Territoire à l'époque, dont Effray est à cette période le Président.

Son entrée à l'A.J. suscitera chez la jeune femme une véritable vocation pour le journalisme. Elle fera partie des fervents défenseurs de la rémunération des journalistes, et sera désignée par ses pairs Présidente de l'Association des Journalistes en Germinal de l'an 37 AUC.

C'est au sein de l'A.J. qu'elle rencontrera celui dont elle deviendra l'épouse : l'écrivain célèbre et talentueux Qwertz Bluehair'd.

Au début de leur mariage, Bibitricotin mène avec son époux et leurs compagnons à 4 pattes (Chipeur son raton baveur et Silver le pangolin argenté de Qwertz), une petite vie tranquille entre ses 2 champs et sa prairie où elle élève quelques bêtes. Elle partage son temps entre couper du bois dans la belle forêt de Gypsis et la pêche. Parfois, elle voyage jusqu'à Pyrrit ou Koryndon pour chercher des pépites de fer à la mine. Elle a d'abord construit 2 micro-ateliers à Gypsis, une tisseranderie où elle fabrique des filets pour la pêche (pas bête!) et quelques kipo-années plus tard une tannerie. En Fructidor de l'an 54, devant le manque grandissant de tuniques au PI sur le marché gypsote, elle décide de monter sa propre taillerie de vêtements. Elle détruira à cause des caprices du marché sa tannerie et sa taillerie de vêtements pour ouvrir dans un premier temps une papeterie, qui ne durera que le temps d'un feu de paille, puis une épicerie et une fromagerie. La forge qu'elle avait également bâtie pour pallier au manque d'outils sur le marché, a également été détruite lorsque les outils ont refait leur apparition. Ainsi, Bibitricotin fera évoluer ses ateliers en fonction de l'état des marchés.

Rédactrice en Chef du Gypsien pendant de nombreuses années, elle profitera de l'apparition de nouveaux journalistes gypsotes doués pour l'écriture pour céder sa place, ce qui lui permet de voyager plus souvent, sans jamais s'éloigner trop longtemps de sa chère cité Gypsis la Belle. Elle est également fondatrice du Comité des Fêtes de Gypsis (COFEGYP) qu'elle a créé suite à une décision collégiale avec l'équipe municipale alors en place, afin de faciliter l'organisation de la 1ère Kermesse de la cité. On lui doit le Prix Kipotzer, qui récompense tous les 5 à 10 ans les meilleurs journalistes Kiponais et le Kipobingo jeu apprécié par nombre de Kiponais.

Vie Politique :
¤ Membre permanent du Conseil Municipal de Gypsis depuis sa création, elle fondera le CCG au changement de régime.
¤ Admise en qualité de député en Floréal de l'an 46 au Parlement.
¤ Nommée Petit Sage en Germinal de l'an 48, elle entre au Saint des saints : Le Palais Territorial! smiley
¤ Suite au remaniement du Gouvernement, nommée au poste de Vice-Consule Agorienne (remplace le statut de Petit Sage) et à celui de Porteuse de Palabres du Gouvernement, en Pluviôse de l'an 63.
¤ En Frimaire de l'An 71, après le départ d'Anandita du Conseil Etatique (devenu dès lors Grand Consulat des Kiponies), le poste de Consul Agorien lui est confié, SHOOPY reprenant le poste de Premier Consul laissé vacant.
¤ Elle exercera sous la houlette d'Alex (ex Grand Juge Territorial) la fonction de Gardienne de la Place Publique. Lorsque Alex décide de partir à la recherche de sa bienaimée Thétys, il lui confie les clefs des Gardiens, en Eolia 153.

Elle sera plusieurs fois Édile de Gypsis ou Adjointe. Elle acceptera également pendant un temps d'être la Conseillère de l'Autocrate Petibonum sur l'île d'Islandsis.

Passe-temps favori : La chasse aux fautes d'orthographe! Faire la fête! Et les courses de brouettes bien sûr! Ah, et puis aussi s'occuper de sa petite famille.

Vie de famille : Mariée à Qwertz poète de son coeur depuis Thermidor de l'an 39, le plus grand écrivain de Kiponie et le plus beau des Kiponais évidemment! smiley Les époux Bluehair'd deviennent, en Germinal de l'an 72, les heureux parents d'une adorable petite fille prénommée Cinabr'ia ou Cinabria, en l'honneur du fleuve Cinabr qui arrose la vallée du Nord du Territoire de Kiponie.



Évènements tragiques :
En Thermidor de l'an 82, la famille Bluehair'd est endeuillée par la perte brutale de l'un des leurs : Silver, le pangolin argenté de Qwertz, compagnon de jeu de Chipeur, le raton baveur de bibitricotin et gardien de la petite Cinabr'ia. Le célèbre écrivain profondément touché par ce drame, sombre peu à peu dans la mélancolie au grand désespoir de son épouse.

En Pluvea 142, disparition brutale de Qwertz Bluehair'd dont l'identité est attribuée à un nouveau personnage : Silex Barnabas. Pendant de longues années, Bibitricotin refusera d'admettre la mort de son bienaimé. Elle ne l'acceptera publiquement, que pour éviter que sa fille Cinabria ne s'acharne sur Silex Barnabas. Mais Bibitricotin gardera toujours en elle l'espoir de retrouver un jour l'âme de son poète.

Caractère : Tête en l'air, parfois têtue (demandez à Pipistrelle), diplomate, généreuse (certains disent qu'elle l'est un peu trop), ...la liste serait trop longue! Ne vous fiez pas à son portrait, Bibi, comme l'appellent ses amis, est optimiste de nature et plutôt enjouée! Parfois, elle se perd dans ses pensées ce qui lui donne ce petit air mélancolique...

Ses défauts? Voyons elle n'en a....qu'un! A vous de le découvrir! smiley

2. Personnages liés

Dernière édition : Frodea an 237 AUC
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Cinabr'ia Bluehaired



Fruit de l'amour né entre Qwertz Bluehair'd et Bibi Tricotin, Cinabr'ia (ou Cinabria) voit le jour en Germinal de l'an 72 dans des circonstances mystiques, puisque une licorne sacrée, la Licorne Accoucheuse, l'hébergea pendant près de 4 années dans ses entrailles avant de la rendre à ses parents. Cette particularité vaudra à la jeune Bluehair'd de garder une apparence physique quatre fois plus jeune que l'indication de son âge sur les registres des naissances. Son passage à une morphologie d'adulte s'effectuera le jour où pour passer inaperçue au mariage de Silex Barnabas et Lundi Ausoleil, elle avalera une potion de sa fabrication aux effets irréversibles.

L'enfant se révèle précoce et dotée de certains dons qui seront en partie dévoilés lors de l'aventure de la mine de fer perdue de Caledonyth et du combat entre les entités de Qwertz et Barnabas.



Darcy Aquifère


Première apparition au cours de la recherche de la mine perdue de Caledonyth.

Darcy Aquifère est un homme assez jeune, son âge est estimé à environ 30 kipo-ans, plutôt joli garçon, à l'allure sportive et de bonne éducation. Il est né pendant le naufrage du navire qui transportait ses parents, et qui a terminé fracassé sur les récifs au large de Kipie.

Son père, Philibert Aquifère, exerce la profession d'hydraulicien, tandis que sa mère, Moïsette Aquifère, est une géologue. C'est donc tout naturellement, que dès son plus jeune âge, Darcy s'est intéressé à l'étude de l'eau et de la terre. Brillant élève de l'Université de la capitale, il a réussi à entrer au service de l'Office Territorial des Mines et Carrières en qualité d'ingénieur en hydrogéologie.

Jusqu'alors cantonné à la prospection des ressources minières dans le sud du Territoire, le chantier de Caledonyth a été sans nul doute la chance de sa vie. C'est là qu'il fait la connaissance de Bibitricotin et de sa fille Cinabria.

La famille du jeune Aquifère se révèlera être liée à la recherche d'un mystérieux grimoire, une quête à laquelle participent Bibitricotin et ses amies Dana, Faresc, Laufa et Salmissra : l'Herbier des Simples.


Chipeur le raton baveur de Bibitricotin



Frimaire le raton baveur qu'a offert Bibitricotin à Qwertz après la mort de son pangolin


3. Patrimoine

Dernière édition : Galla an 190 AUC
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Le Manoir Bluehair'd



4. Son oeuvre

Dernière édition : Frodea an 237 AUC
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Échouée par hasard sur le Territoire, c'est le Journal Territorial de Kiponie (JTDK) qui, en Prairial de l'an 19 AUC, a retenu bibitricotin sur les terres semi-républicaines (à l'époque).

En ce temps-là, les chartes journalistiques n'existaient pas, aussi les premiers écrits de l'une des journalistes parmi les plus prolifiques du Territoire (toujours classée 5ème en Messia 231), n'étaient-ils pas très académiques, et tenaient plutôt de la science fiction.

Fort heureusement pour les lecteurs, son séjour kiponais se prolongeant, la jeune journaliste finit par maîtriser le langage kiponais!

Parmi ses articles les plus marquants :

"NÉCROLOGIE"

TRISTE NOUVELLE


Peut-être l’avez-vous croisé, au détour d’une rue sur la Grand’ Place du Territoire, ce petit homme à la tignasse brune, transbahutant avec lui ce curieux objet qu’il appelait "crayon" et avec lequel il disait pouvoir écrire! On peut dire qu’il ne manquait pas d’humour! Comme si on pouvait écrire avec autre chose qu’une plume de pigeon trempée dans de l’encre de seiche!

Les Koryndois se souviendront longtemps du 1er Président de leur Assemblée Populaire! Les membres de l’Association des Journalistes ont eu le bonheur de le côtoyer. Les Tribunaux résonnent encore de ses tirades d’avocat renommé, comme celle-ci entendue au cours du procès des avocats au Tribunal Instantélicien de Gypsis : "L’avoué attendrit les âmes comme le boucher la viande!" ; ou encore celle-là, prononcée lors d’une audience à l’ancien Tribunal de Kiponie, à l’annonce de l’envoi de pigeons de convocation : "J'apprends avec non moins de déplaisir que les pigeons sont conservés dans une boîte! L'opercule est-il percé de petits trous pour favoriser la respiration des volatiles? Ne s'agit-il pas d'un récipient hermétique?". Toujours prêt à combattre l’injustice, ne fut-ce pour quelques pigeons, et pourtant, le CIS en avait fait son Rédempteur!

Plutôt chétif, il désespérait de plaire à l’une des Kiponaises les plus courtisées de l‘époque, jusqu’au jour où il s’exclama : "J'ai gagné un match d'un truc où on s'bat ! Ça y est je suis le plus fort, je sens que des muscles me poussent ! L..(1) va m'adorer...".

On ne peut pas dire non plus que c’était le Kiponais le plus courageux qui soit. Ceux qui étaient présents au manoir du juge Alex pendant les temps obscurs où le Président et les deux Sacrés-Terres d'alors avaient disparu, ont pu le constater. Notre ami était arrivé effrayé par un pigeon reçu d’une amie anonyme, hurlant à qui voulait bien l’entendre : "Pitié, pitié, je demande l'asile, j'ai reçu une missive qui m'a fait l'effet d'un missile(2)! On voudrait s'en prendre à moi! A moi! Moi, qui représente rien... On m'a dit de me rendre ici, pas les méchants, une amie qui me veut du bien. Est-ce que je peux me réfugier, une toute petite place, juste un placard? Bouhouh, ouvrez, j'ai trop peur, on veut m'enlever, m'assassiner!", prêt à se délester de toute sa fortune bien que sa devise fut "j'aime la galette, gagner de l'argent et emmener danser les filles". Mais il n’a pas hésité un instant pourtant, à s’engager chez les mercenaires bénévoles pour participer aux recherches, même s’il avait fini par se terrer dans les fourrés épais de la forêt de Kipie!

Et que dire de sa dernière folie? Partir à la recherche des sources du Cinabr monté sur deux poutres issues de la démolition de son château! Nombreux sont ceux qui ont tenté de l’en dissuader, tant la pensée de perdre un ami fidèle les peinait.

Sa voix à l’accent si particulier, ne résonnera plus dans nos salles d’audience. On n’entendra plus ses pas décidés dans les couloirs de l’Assemblée Populaire de Koryndon pas plus qu’à l’Association des Journalistes ou à la Grand'Agora. Les gredins n’ont plus qu’à bien se tenir, le plus populaire des avocats du Territoire n’est plus là pour leur éviter la pendouillaison. Le CIS devra repartir en quête d’un nouveau Rédempteur.

La Kiponie pleure l’un des siens, le drapeau territorial est en berne, les Kiponaises sont inconsolables et les hommes, eux, trinquent en sa mémoire.

Notre ami Tchuba nous a quitté hier soir, il s’en est allé, bien au-delà de nos frontières et des sources du Cinabr, dans un monde où peut-être il aura la chance de croiser la Licorne Sacrée, pour nous revenir un jour, qui sait!


(1) Nous tiendrons sous silence le nom de la demoiselle, celle-ci étant fiancée aujourd’hui.
(2) Une sorte de licorne volante.


*****


"HOMMAGE"

Il est des Êtres sur cette terre, qui, sans crier gare, s’installent dans votre vie, y font leur place petit à petit, ou trouvent tout simplement celle qu’inconsciemment vous leur réserviez. On les appelle plus communément « nos amis ».

Il faut parfois du temps pour se faire de vrais amis, et il n’est pas facile d’accorder sa confiance au premier venu. On le jauge, on est attentif à ses moindres faits et gestes pour voir s’il correspond vraiment à l’idée que l’on se fait d’une personne digne de recevoir nos confidences, on se protège en gardant pour soi certains détails de notre vie privée, n’en lâchant que quelques bribes dont on sait qu’elles ne risquent pas de révéler nos plus profonds secrets, quitte à regretter plus tard de ne pas s’être livré davantage.

Mais il arrive aussi que l’amitié soit tellement évidente entre deux personnes, qu’il suffit d’un mot, d’un sourire, échangés au hasard des rencontres, pour savoir que l’on a trouvé là son alter ego, son âme sœur. Ces amis-là, sont des Êtres d’exception…

Lorsqu’on se rend enfin compte que l’on a ce privilège d’avoir trouvé un tel ami, on voudrait bien sûr le garder pour soi, ne pas le partager. Mais c’est pure utopie… Ces amis-là possèdent une telle aura, que nombreux sont ceux qui sont attirés par leur humanité, leur générosité, leur disponibilité, et tant d’autres qualités… C’est aussi ce qui les rend plus chers à nos cœurs, ce cœur, qui, si par malheur ils venaient à nous être arrachés par l’adversité, se brise en tant de morceaux qu’il faut une éternité pour tous les rassembler.

La perte d’un Être cher est la plus terrible des épreuves qu’il nous soit donnée de traverser. On se raccroche à ce que l’on peut : au son de sa voix, que l’on ne veut surtout pas oublier, à son rire qui résonne encore à nos oreilles, riant lui-même de ses propres blagues, à ses mots si doux dans les moments difficiles, à ses taquineries que l’on regrette tout autant, et bien sûr à son image.

Le chagrin n’est pas mesurable. Les larmes sont intarissables même si l’on croit en avoir épuisé la source à force de le pleurer. Tôt au tard elles ressurgissent, inlassablement, par intermittence ; il suffit d’une pensée, d’un mot entendu, du son d’une voix qui lui ressemble, d’un bout de papier retrouvé, sur lequel on aura couché les idées d’un projet commun, de lettres échangées que l’on ne peut s’empêcher de relire, d’un lieu où l’on avait l’habitude de se retrouver, ou tout simplement sans raison… On se demande quand cela va-t-il finir, quand retrouvera-t-on cette joie de vivre que l’on avait tant de bonheur à partager avec lui, tout en souhaitant au fond de soi que cela ne cesse jamais, car nous aurions le sentiment de l’avoir oublié.

L’oubli. Peut-on oublier un Être d’exception? Non, c’est inadmissible, nul ne peut oublier celui qui a laissé un si grand vide au fond de son cœur, ce vide que plus rien ne semble pouvoir combler, ce vide qui fait peser sur sa poitrine un poids invisible, qui fait que l’on a le souffle court comme si respirer soi-même était devenu insupportable.

Il est un « Messager des Dieux », un « Ange Gardien de la Kiponie et de la cité de Kipie », il se nomme SHOOPY, c’était un Être d’exception, un Être généreux, sensible, aimant, perspicace, il était notre ami, tous se souviendront de lui, nul ne l’oubliera.

*****


"DÉLIT D'HONNÊTETÉ"

Il existe depuis quelques kipo-années un autre journal accessible aux Kiponais : le Petit Matin. Si on ne peut critiquer la qualité des articles qui y sont publiés, car il faut reconnaître que cet organe de presse a su appâter de bonnes plumes, avec des rémunérations plus qu’alléchantes, que penser des élucubrations de certains de ses journalistes?

En effet, on a déjà pu lire moult critiques à l’encontre des membres du Grand Consulat ou de tous ceux qui représentent l’autorité sur le Territoire dans les colonnes de ce journal indépendant, mais il est des propos qui se doivent d’être tout de même éclaircis car propices à tromper nos citoyens.

Des pigistes du Petit Matin accusent entre autre les membres du Grand Consulat et les Juges de censure et de corruption! Il viennent par là même, salir d’éminents Kiponais qui, par leurs actions individuelles et leur probité en tant que simples citoyens, se sont vus investis par l’Instance Suprême en personne, des missions les plus difficiles : veiller à l’intégrité des citoyens, au respect de leurs droits, à leur bien-être, et œuvrer pour la sauvegarde du Territoire en faisant appliquer les lois et chartes issues du Principe Instantélicien.

Or, il semble que les actions des envoyés de l’Instance Suprême aient été tout bonnement détournées de leur sens premier par des chroniqueurs du Petit Matin, mais à quelles fins?

Que peut-on attendre de personnages qui se cachent pour écrire sous des noms d’emprunt? Auraient-ils donc peur de leurs propres opinions? Ils crient à la censure, or, jamais il n’a été demandé de ne pas publier un article dans les journaux accessibles aux Kiponais si celui-ci respectait les préceptes en vigueur sur notre territoire.

La liberté d’expression existe en Kiponie quoiqu’ils en disent! Certes l’Association des Journalistes a été reconnue par l’Instance Suprême et s’est vue attribuer le titre de Corporation officielle du journalisme. Mais peut-on réellement affirmer que cette dernière ait abusé de ses prérogatives, lorsqu’on sait qu’elle détient un droit de veto sur la nomination d’un Rédacteur en chef? Jamais encore elle n’en a fait usage et pourtant les derniers événements concernant un Rédacteur en chef à la tête de quatre Rédactions auraient pu lui offrir cette occasion. Pourquoi n’en a-t-elle rien fait? Tout simplement parce qu’aucune loi spécifique n’interdit cette pratique, et l’Association des journalistes s’appuie uniquement sur les lois territoriales pour intervenir lorsqu’elle relève des irrégularités.

Devrait-on pour faire plaisir à ces écrivains du Petit Matin, renier les règles fondamentales du Territoire et vivre en totale anarchie?

La presse kiponaise comme les membres des instances territoriales ne bénéficie d’aucun passe-droit. Nous sommes tous Kiponais et devons nous plier à la volonté de l’Instance Suprême à qui l’on doit cette terre que nous chérissons, sinon pourquoi y rester? Estimons-nous heureux qu’elle nous laisse en fouler le sol et cessons d’accuser ses représentants de délit d’honnêteté.

*****



"Au coin du feu, sans Qwertzounet..."



Nous étions de nouveau revenus aux beaux jours, à la saison de la semaison. Le temps était pourtant maussade, de gros nuages gris s’amoncelaient au-dessus des champs labourés. Les premiers agriculteurs éparpillaient sur les terres fertiles de la vallée du Cinabr, d’un geste ample hérité de leurs ancêtres, les semences qui, espéraient-ils, seraient bientôt arrosées par les prochaines pluies, en cette pénurie de pompes à bras sur le marché.

Le Manoir Bluehair’d, ainsi s’appelait le château de pierre de la famille, ne dérogeait pas à la règle bien qu’il ne subsistait plus qu’un seul champ cultivable sur ses terres, le reste du domaine étant constitué d’un grand parc arboré et d’un lac. Bibitricotin avait elle-même mis la main à la pâte et aidée de Cinabria avait planté quelques jeunes pommiers.

Le travail achevé et la soirée étant bien avancée, les deux femmes s’en étaient retournées au château afin de s’y restaurer. Installées sur la terrasse, la température étant encore clémente, elles sirotaient une infusion de médiplante additionnée de jus de pomme profitant du spectacle offert par le soleil couchant et ses myriades de couleurs. Les yeux perdus dans le vague, Bibitricotin pensait à son Qwertzounet.

Cela faisait cinq kipo-mois qu’il avait quitté le château. Malgré la saison hivernale dont les premiers frimas voilaient la plaine ce matin-là, il était parti à bord du Lougre Bleu, par -2°kC, sous la neige. Elle avait bien essayé de l’en dissuader cette période de l’année n’étant pas des plus favorables pour les voyages en lougre. Mais, rien n’y avait fait. Qwertz se sentait fatigué de la vie citadine, il lui fallait se ressourcer, retrouver le goût de vivre qui l’avait peu à peu quitté depuis la disparition de Silver, son pangolin argenté. Bien sûr, il les aimait elle et Cinabria, et c’était un vrai déchirement que de les quitter. Mais, il savait qu’il les rendait malheureuses de le savoir aussi désabusé et déprimé. Bibitricotin avait fini par accepter le départ de son époux, elle savait qu’il trouverait là où il allait les réponses qu’il attendait. Cinabria, qui avait fait une poussée de croissance exceptionnelle, avait eu plus de peine à laisser partir son père, cet homme que finalement, malgré ses rébellions d’adolescente, elle vénérait. Les derniers kipo-mois passés ensemble, avaient permis au père et à la fille de se connaître vraiment et les liens qui les unissaient déjà n’en étaient que plus renforcés.

L’air s’était fait plus frais, Bibitricotin et Cinabria étaient donc rentrées et s’étaient confortablement assises dans des fauteuils à larges coussins faits de plaids rembourrés de laine de mouton, près de la cheminée où se consumaient quelques bûches.

Bibitricotin regardait sa fille. Chipeur, le raton baveur, installé sur ses genoux, elle lui donnait des quartiers de pommes, s’amusant de la manière qu’avait l’animal de tenir entre ses pattes le morceau de fruit avant d’y mordre dedans à belles dents. Elle ressemblait tellement à Qwertz par certains côtés! A son grand désarroi parfois, l’adolescente pouvant se montrer obstinée ou agir sur un coup de tête sans mesurer toutes les conséquences de son geste. L’obstination de Qwertz était la plus grande rivale de Bibitricotin. Elle parvenait parfois à la faire fléchir, mais elle admirait et respectait aussi son époux pour ce trait de caractère.

Il devait être arrivé à bon port maintenant et Bibitricotin attendait patiemment que retentisse la clochette suspendue dans le pigeonnier, annonçant l’arrivée de ce messager à plumes bleues emporté par le maître des lieux. Il lui avait semblé l’entendre tinter plusieurs fois au cours de la soirée… Cinabria, fatiguée par sa journée de labeur, s’était levée pour souhaiter la bonne nuit à sa mère et montait se coucher Chipeur sur ses talons. Bibitricotin, elle, restait seule au coin du feu, transie sans son Qwertzounet…


*****


"C'est l'Histoire qu'on assassine!"

C’était à l’aube de Ventôse de l’an 13, aux balbutiements de la semi-république kiponaise. Un point minuscule sur le Territoire, à l’embouchure du Cinabr, était frappé par la grâce de l’Instance Suprême. C’est ainsi que fut fondée notre cité : Gypsis.



Le Président du Territoire en fut très certainement le premier "Maire", à l’époque. Qui lui succéda? Nul ne s’en souvient avec exactitude, mais le nom d’Alex Vinoqui semble le plus évoqué par les vieux colons. Un grand personnage que ce jeune Gypsote (Gypsien aux premières heures de la cité), qui fit ensuite carrière dans le domaine de la Justice en devenant le premier Grand Juge de Kiponie. Il s’en est allé aujourd’hui vers d’autres territoires. Les vieux marins diront « il a mis les voiles ». Depuis quelques années déjà, l’envie de reprendre la mer pour partir à la recherche de sa bienaimée, le taraudait. C’est chose faite, et les plus anciens d’entre nous regretteront cette figure emblématique de l’histoire de notre cité et du Territoire.

Gypsis a connu l’enthousiasme des colons venus y apporter les premières denrées nécessaires à la survie des futurs résidents. Petit à petit la cité s’est organisée. Elle a vu arriver ses premiers naufragés, charriés par les eaux tumultueuses de la mer de Kiponie. Ceux-ci s’y sont établis, comme cette jeune fille enjouée, émerveillée par l’accueil chaleureux de ces Kiponais dont elle ignorait l’existence jusqu’alors.

Elle aussi s’est laissée emporter par la liesse générale qui régnait alors sur les rives du Cinabr. Elle est devenue la présidente du Comité des Fêtes de Gypsis. Plus tard, elle devenait à son tour Adjoint, puis Édile de la cité. Elle entrait même au Gouvernement Territorial… Mais sa plus grande fierté est, et restera toujours d'être Gypsote.

L'histoire d'un pays ou d'une cité s'écrit au travers des destins de ses plus prestigieux habitants. Elle est aussi marquée par les grands évènements qui ont parsemé sa vie politique, économique ou sociale. Mais elle tire aussi ses racines des symboles qui la personnifient, comme… son blason.



L'identité de notre cité est ainsi étroitement liée à son blason de sinople à l'ancre d'or, comme l'a si bien décrit notre plus grand écrivain. Ce blason, généreusement offert à notre cité par Jillko, qui a malheureusement quitté le Territoire. Cette artiste a réalisé tous les premiers blasons des cités du Territoire, respectant les caractéristiques propres à chacune et les lois de l'héraldique. Ainsi notre blason est l'expression même de l'esprit de notre cité. Il est notre repère. L'emblème de nos racines. Le symbole de la longévité de Gypsis.

Or, on débat actuellement au Conseil Consultatif de son éradication! On veut jeter au nom du progrès et de la jeunesse, cette précieuse relique dont se sont défaites la plupart des cités du Territoire! On veut renier nos anciens! On veut brûler notre drapeau! Petit à petit, c'est l'Histoire qu'on assassine!

*****

5. Album Photo

Dernière édition : Messia an 231 AUC
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Noces de Bibitricotin & Qwertz


Bibitricotin en tenue de combattante, lors de la bataille contre les Barbares

6. Partie sans titre

Dernière édition : Vertumna an 244 AUC
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