Nevea an 417 AUC (convertir une date)

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Documentation version 3

Présentation d'Alibabo

Rappel : Cette page a été rédigée par des joueurs du Territoire de Kiponie. En conséquence, il est possible que certaines informations soit erronées ou non mises à jour. Si vous remarquez une erreur ou un oubli, n'hésitez pas à modifier la partie correspondante.

1. Partie sans titre

Dernière édition : Florea an 243 AUC
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Ayant échoué à Eolis en l'an 41 AUC, j'y ai passé depuis toute ma vie. J'ai attendu 11 ans pour devenir un bourgeois de cette cité, ce qui m'a permis d'acheter une nouvelle parcelle afin de construire un atelier, une menuiserie ("Ali-planches", un peu de publicité ne peut pas faire de mal). Depuis, une petite huitaine (ça se dit, ça ?) d'entreprises ont vu le jour en 202 ans, avec le statut de Dieu des Dieux.

Je me suis surtout consacré au journal d'Eolis, dont j'ai longtemps été le rédacteur en chef. A la création des journaux privés, j'ai créé La Gazette de Kiponie, qui a fonctionné jusqu'à mon départ du Territoire.

Le reste du temps, je l'ai consacré à animer le Cofeolis et à jouer lors des différentes animations organisées dans toute la Kiponie.

Mais je peux aussi être sérieux : j'ai été à plusieurs reprises édile ou adjoint dans ma cité d'Eolis.

Et puis, en Gaillia an 243, la Gazette de Kiponie a publié son dernier article, lu par plus du double de lecteurs que les autres. En voici le texte :


Le vieil homme accrocha un dernier contrat à la patte de son pigeon et poussa un soupir. Voilà, c’était fait, il n’avait plus qu’à attendre maintenant, et quand tous les gains de sa dernière fête, celle qu’il avait organisé pour l’inauguration du brouettodrôme d’Eolis, seraient distribués, il n’aurait plus rien à faire ici.

Déjà, cela faisait deux kipo-mois qu’il n’ouvrait plus ses ateliers, ne travaillait plus, ne se nourrissait plus.

A plus de 200 ans, il ne se sentait plus le courage. Un oukase d’Admin, qu’il avait pourtant tellement admiré tout au long de ces années, l’avait trop fortement ébranlé : il était désormais interdit de sortir dans les cités sans cacher ses traits sous un masque.

Il ne reconnaissait plus ses amis. Etait-ce Kiponette la Renarde là-bas, ou une parfaite inconnue ? La femme qui l’accompagnait était petite, mais était-ce pour autant son amie hérissonne, Laufa ? Et ce grand homme à l’air posé, se pourrait-il qu’il s’agisse de Socrates ? Ou bien de Memen, qui aurait caché sa barbe ? Impossible de le savoir…

Alors, il avait fait le point. Ce sont ces amis qui l’avaient retenu en vie toutes ces années. Sans eux, plus rien n’avait de sens. Son bébé, le Cofeolis, tournerait bien sans lui… ou pas. Il avait tellement eu l’impression, au cours des dernières années, de dépenser une énergie folle pour animer ce groupe !

Quand à la Gazette, il accrocherait un panneau à la porte pour avertir les journalistes de ne plus adresser de textes à publier.

Une page se tournait, mais le monde continuerait à tourner. Sans lui. Le vieil homme à la barbe noire et au turban jaune et rouge.